Mal logement : Quelle place pour notre bébé ?
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Mal logement : Quelle place pour notre bébé ?

Une des plus grosses angoisses que je vis lors de cette grossesse concerne mon logement.

Nous faisons partie de ces gens qui ont du mal à avoir une vie « rangée ». Non pas parce que nous la refusons ou la dénigrons, mais parce que nos choix de vie nous ayant mené à notre vie actuelle ne nous permettent pas d’y accéder. Nous sommes ce qu’on appelle des personnes « précaires ».

 

La précarité

Contrairement à ce que peut se figurer l’imaginaire collectif, être précaire, ce n’est pas nécessairement être un licencié d’une industrie du nord, ou un intermittent du spectacle parisien qui ère entre deux pièces de théatre (je parle bien ici de l’imaginaire collectif, que certains membres de ma famille me permettent de me figurer, car de par mon métier, j’ai une image bien plus réaliste —et ô combien éloignée— de ce qu’est réellement un intermittent du spectacle, merci).

Être précaire, c’est simplement ne pas pouvoir accéder à des besoins de base. Comme un toit. Oui, je parle bien d’un besoin, pas d’une envie.
Le pire, c’est que les envies, on y a accès. Car être précaire ne signifie pas forcément être fauché. Cela signifie avoir un autre contrat qu’un CDI.

En France, 75% des actifs sont en CDI*. Si vous avez lu le chiffre de 85%, il s’agit de 85% des salariés, pas des actifs. Malgré cela, 70% des embauches se font en CDD. Et bien entendu, il reste tous ces actifs non salariés (à priori d’après les mêmes chiffres, 15% des actifs, ce qui est, convenez-en, énorme), donc indépendants, autres statuts (pour les salariés qui ignorent le fonctionnement de ces autres statuts, ils sont imposés selon les professions. On le choisit rarement) ou sans emploi.

Une des plus grosses angoisses que je vis lors de cette grossesse concerne mon logement

En gros, toute une partie de la population déjà bien ancrée sur le marché du travail bénéficie du contrat magique, et ceux qui sont en recherche ont toutes les chances d’être précaires. Ceux qui, justement, ont besoin d’accéder à la stabilité.

Et dans la vie, rien n’est gagné pour arriver à la trentaine ou à la quarantaine avec une belle stabilité.

Rupture, divorce, coup dur, licenciement, manque de lien social, on dégringole vite et remonter la pente tient du parcours du combattant.

 

Être « sans domicile fixe » n’est plus marginal

Le contrat magique, c’est bien entendu ce sacro-saint CDI, rare chez les jeunes actifs, en tout cas ceux qui ont justement besoin d’en avoir un pour se loger.

Car non, sans lui :

  • Vous n’aurez pas de logement
  • Un propriétaire ne bénéficiera pas d’assurance loyer impayé
  • Une banque ne financera pas un emprunt pour acheter un logement. Vous pouvez vivre sous les ponts, ce sera pareil pour eux. Cela ne perturbera pas le quotidien de votre conseiller commercial.

Et quand on parle du lien social, c’est cela qui nous sauve. Car nous sommes nombreux, après un de ces coups durs de la vie, à devoir faire appel à la famille ou aux amis pour justement ne pas se retrouver sous les ponts.
La plupart du temps, l’entourage minimise le problème, surtout si vous êtes issu de la classe moyenne. Parce que “ça arrive toujours aux autres”. Résultat : peu de soutien, tout simplement parce qu’aux yeux des autres, le problème n’existe pas. Le problème, c’est vous. C’est dans les coups durs qu’on reconnait ses vrais amis.

Pendant un an et demi, Helldad et moi avons été sans domicile fixe. Cela signifie exactement ce que ça veut dire : nous n’avons pas eu de domicile à nous pendant 18 mois. Croyez-moi, c’est long.
Nous nous sommes domiciliés chez nos parents, chez qui nous avons du vivre un temps, puis avons sous-loué à courte durée, déménageant une dizaine de cartons en tout et pour tout. À 35 ans et mariés, on a d’autres rêves dans la vie.

Comment cela nous est-il arrivé ? Un licenciement, un statut d’auto-entrepreneur (les revenus sont considérés comme « de l’argent de poche »), un logement insalubre et trop cher qu’il a fallut quitter en catastrophe.

 

Un logement inadapté pour une famille

Par un concours de circonstances, nous avons trouvé un nouveau logement. Nous vivons dans une pièce unique de 13m2, affublée d’une cuisine et d’une salle de bain. Une cage à lapin au dernier étage d’un très bel immeuble. Son propriétaire est le seul qui a accepté de nous louer son bien sans fuir en courant.

Et nous allons avoir un bébé. Là dedans.

 Autant vous dire que je suis horrifiée. Mais je ne me doutais pas qu’il serait encore si dur de trouver un logement après l’évolution de notre situation.

C’est toujours aussi difficile. Notre statut et notre petit revenu ne nous permettent pas de prétendre à beaucoup mieux, et pour cela à prix d’or, puisque nous travaillons à Paris, donc ne pouvons pas vraiment quitter l’île de France du jour au lendemain. Le problème est identique en lointaine banlieue : les loyers sont toujours très chers, même si moins qu’à Paris, la problématique des assurances est identique, l’obligation de CDI aussi.

Ma solution de secours, si nous demeurons dans notre appartement actuel, est de nous séparer de notre table (qui nous sert pour manger et travailler) pour pouvoir mettre les affaires de notre bébé et son lit.

Qui a envie d'accueillir son enfant dans une logement dans lequel on a constamment l'impression de camper ?

 

Délit de sale gueule

Mais soyons sérieux : qui a envie d’accueillir son enfant dans un logement dans lequel on a constamment l’impression de camper ? Je suis obsédée par cette question chaque jour. Je n’ai pas les moyens de louer un 3 pièces, aucun propriétaire de 2 pièces ne voudra louer à un couple avec enfant qui risque de déménager rapidement, et notre travail à Paris et proche banlieue nous empêche pour le moment de déménager en province. Nous ne sommes pas prioritaires pour un logement social.

Tout cela est très personnel, mais c’est un vrai gros sujet de ma grossesse. Comment choisir une maternité si je ne connais pas ma future situation ? À quoi bon réserver une crèche ? Comment accueillir l’enfant si on ne peut mettre ses affaires nul part (croyez moi, dans un petit appartement, vous avez déjà largement trié et jeté vos propres affaires).

Je suis désespérée par cette situation à laquelle je ne peux rien. Après tout, je travaille comme tout le monde, je ne compte pas mes heures, mais que cela ne m’aide pas dans la vie.

 

Je pense à ma chance de n’être pas à la rue

Je réalise aussi à quel point mon entourage ne réalise pas notre désarroi, car dans leur tête, nous ne sommes pas différents d’eux. Personne n’imagine la précarité dans laquelle ses proches vivent. D’autant plus qu’il faut bien vivre, et qu’on le fait mieux avec le sourire qu’en s’effondrant en larmes chaque matin. Et sourire, ça veut dire « tout va bien ». Mais non, tout ne va pas bien.

Pouvoir nous offrir des choses, c’est bien, mais nous sommes privés de stabilité dans notre vie. Nous n’avons pas le droit à un logement décent pour 3 personnes.
Je rêve souvent de partir pour la province où les loyers sont moins chers, mais je me leurre sans doute : est-il possible en province de se passer du fameux contrat magique ? Je ne sais pas.

Voilà, je me confie à vous en cours de démarches pour nous sortir de là, pour trouver un logement un peu plus grand (nous ne pouvons malheureusement pas prétendre à plus qu’un 2 pièces).
Je vous ferai un point très vite, mais je vous spoil : bébé a pris sa place dans cet appartement.

 

Et vous, avez-vous eu le plaisir d’aménager la chambre de votre futur bébé ? Connaissez-vous les mêmes galères que nous ? Avez-vous au moins la chance d’avoir votre propre chambre ?

 

Firemom

 

 

Helldad face à l’adversité

L’arrivée prochaine d’un enfant est naturellement le moment de revoir ses priorités, de prendre les décisions qui s’imposent et que l’on ne prend vraiment que dos au mur.
Dans mon cas, ces décisions ont remis en cause une grande partie de mon quotidien : après avoir vécu une vie de créatif et d’entrepreneur pendant plusieurs années, préférant sacrifier la stabilité de ma situation à mes choix de vie professionnelle, il ne m’était plus possible d’avoir pour objectif de boucler le mois et d’avoir assez pour payer mon loyer et mes frais de vie.

Avec l’arrivée de notre bébé, il fallait que nous trouvions le moyen d’assurer un revenu mensuel plus que stable, que nous changions de logement, pour permettre à notre enfant de s’épanouir et surtout pour que nous puissions aussi nous sentir bien dans le foyer que nous essayons de construire pour nous trois.

je sais que nous sommes chanceux et riches de ces personnes qui nous ont tendu la main

Je crois qu’à force de voir les portes de banquiers et des bailleurs locatifs ( sociaux ou non) se refermer sur nous, nous avons réussi à mettre en place une forme de système D : on a trouvé à sous-louer ou à nous faire loger par quelques amis et par notre famille. Je sais d’ailleurs que nous sommes chanceux et riches de ces personnes qui nous ont tendu la main lorsque le besoin s’en est fait sortir.

 

Un changement de vie

Là, plus question de système D ou d’aide, il n’était plus possible pour moi de vivre ces instants d’angoisse ou d’embarras. “Comment vais-je boucler le mois?” “Avec tout ce que tu fais, je comprends pas que tu trouves pas à te loger, tu dois forcément mal t’y prendre”.

C’était aussi la période de prise de conscience :

  • Combien de temps va-t-on encore tenir dans ces 20 m2
  • Où va-t-on mettre notre enfant ?
  • Et pour le bain ?
  • Je pense que je vais enlever ce meuble pour lui faire un coin biberon. etc.).

Malheureusement, vouloir n’est pas toujours pouvoir.

J’ai donc changé drastiquement d’activité, supprimant de mon quotidien des choses que j’avais l’habitude, l’envie ou le besoin de faire, pour trouver le contrat magique : un CDI. J’ai d’ailleurs embauché seulement 13 jours après la naissance de mon bébé, j’aime autant vous dire que ce n’était pas simple de tant changer tout mon cadre de vie ! Mais l’amour qu’on lui porte et sa présence aident clairement à me permettre d’encaisser et de serrer les dents en attendant que ma période d’essai ne se termine et que mon contrat soit vraiment…magique !

 

Le logement bivouac

A l’heure actuelle, j’ai mis dans des cartons tous mes livres, mes dvd, mes objets totems, mes consoles de jeux. Tout ce qui pourrait faire que mon appartement soit … mon appartement. Qu’il me ressemble et qu’il soit un lieu dans lequel je me retrouve et dans lequel je suis bien. J’ai appris à force de déménager à me séparer de nombreuses choses au fil des ans. Pour certains c’est normal voire naturel, pour moi c’est tout le contraire.

J’ai enlevé des meubles entiers de l’appartement, revu le rangement de telle ou telle étagère (souvent en mettant son contenu dans une cave au profit de vêtements taille 1 mois). Là, j’envisage d’enlever la table, plaquée contre un mur dans notre pièce de vie (vous remarquez que je ne dis pas “salon”) pour pouvoir mettre le petit lit.

pour ma famille, je n'ai pas prévu de lacher un pouce de terrain

Comprenez-moi bien, Je sais que je suis capable de tout pour mon bébé. Pour autant, j’aspire à vivre de manière décente et être épanoui, pour pouvoir aussi lui apporter ça.

A l’heure actuelle, ce n’est pas un cocon dans lequel nous accueillons notre enfant, ça tient plus du bivouac. Et c’est intolérable.

On fait avec, on trouve des trucs, on ne baisse pas les bras, on garde le sourire mais c’est intolérable.

Avec mon contrat magique en poche, je vais maintenant pouvoir me remettre à chercher un logement à fond. Je sais que je n’ai que la clé de la première porte. Maintenant, je m’attends à ce qu’on scrute et à ce qu’on questionne chacun de mes choix de vie, fiches de paie, déclaration de revenus, cv etc… des dernières années. Je sais que les obstacles ne sont pas derrière moi mais devant. J’essaie de rentrer dans le moule que la société nous impose et j’imagine que cela ne sera pas suffisant. Pour autant, pour ma famille, je n’ai pas prévu de lâcher un pouce de terrain.

 

Never give up, never surrender.

 

Helldad

 

* : Tous les chiffres sont disponibles sur le site de l’INSEE. Vous pouvez cliquer ici.
Firemom a l’impression d’élever un petit goa’uld qui a une fâcheuse tendance à lui appuyer sur la vessie. Phobique de l’administration, elle a eu l’impression de toucher le fond lorsqu’il a fallu envoyer un Cerfa à la CAF.

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14 Comments

  1. Hello ! Votre histoire est très touchante. Je ne suis pas dans la même situation que vous deux, mais je me mets à votre place, et je comprends ce que vous pouvez ressentir.

    J’ai décidé de quitter mon emploi CDI pour être à mon compte, même en sachant tout ça. Nous n’avons pas d’enfant avec mon conjoint, alors c’est moins important. Cependant, je sais que si l’on veut changer de logement, on va faire face à ça, même si j’habite en province. Je pense que c’est tout de même plus simple : une amie qui est à son compte a réussi à trouver un grand studio sans trop de souci. Mais qu’en est-il d’un logement plus grand ? Je ne sais pas. C’est le gros souci, en France : on ne mise QUE sur le CDI. Il y a des propriétaires compréhensifs, ou bien des propriétaires qui eux mêmes sont, ou ont été, à leur compte. Pour tous les autres, c’est plus difficile… Je comprends tout à fait qu’on veuille une garantie ; il y a tant d’impayés au niveau des loyers que ça peut faire peur. Par contre, considérer des revenus d’AE comme de l’argent de poche, faut arrêter de se fichtre de la face du monde (ahah ^^). Il y a des AE qui gagnent confortablement leur vie, et qui ont “plus” de garanties qu’un CDI. Mais ça, faut le faire comprendre dans une société où le Saint Graal, c’est le CDI. Je ne sais pas si c’est un problème de génération. J’ai 25 ans, le gros de mon entourage dans la même tranche d’âge pense comme moi (ou alors, je suis entourée de personnes qui ont la même vision de la vie que moi, ce n’est pas à exclure). J’espère que les choses changeront dans les années à venir.

    Enfin bref, si un jour vous n’en pouvez plus du boulot et que vous voulez déménager en province, sachez que c’est peut-être plus facile en tant qu’indépendant. Ce n’est pas une vérité universelle, mais je pense que c’est plus simple dans une ville qui a une bien moins forte demande en termes de logement ^^

    1. C’est exactement ça, Alessia. Mais même les propriétaires les plus compréhensifs sont bloqués par leur assurances qui… refusent de les assurer. C’est le serpent qui se mort la queue. Et après on se demande pourquoi la précarité gagne du terrain.

  2. Ton article me rend très triste sur votre situation actuelle. Travaillant dans le milieu du logement social, et au vu de votre situation, je vous encourage à aller voir une assistante sociale en mairie, de sollicité un élu (maire, sénateur…) de là où vous habitez actuellement en soulignant bien la précarité dans laquelle vous vivez en précisant l’arrivée de votre enfant. Si le logement dans lequel vous habitez est insalubre, essayez de jouer avec la loi ALUR qui préconise de reloger les personnes vivants dans un logement inadéquate (ça fonctionne avec les logements privés que sociales). Bien entendu, je sais que le marché du logement en ïle de France est extrêmement difficile et qu’il faut attendre longtemps pour avoir un logement décent mais vu votre situation, je pense que ça peut bouger vite. Je sais, tu vas te dire que c’est facile de dire ça mais pour avoir eu des dossiers similaires, je sais que ça peut se décanter rapidement. Je me doute que c’est pas facile comme situation mais juste pour information, nous arrivons en période d’élection municipales (2019/2020) et pleurer (désolée du terme) auprès du maire, peut vous aider pour obtenir un logement social. Bon courage et j’espère de tout cœur que votre situation change le plus rapidement possible

    1. Merci pour ton conseil, Stellar. Nous avons déjà sollicité le maire de notre ville et l’avons rencontré avant le naissance de notre bout de chou, au mois de novembre, après avoir harcelé la mairie plus de 2 mois pour obtenir un rendez-vous ! Depuis, nous les relançons régulièrement, mais il ne se passe toujours rien. Les premiers mois avec bébé, il n’y a pas eu trop de souci, mais il commence à avoir besoin d’un lit plus grand, et là, c’est compliqué ! (oui c’est un graaaand bébé !)

  3. BONJOUR JE SUIS TOMBER SUR VOTRE ARTICLE PAR HASARD ET JE VIENS E VIVRE UN PEU LA MEME SITUATION JE M EXPLIQUE EN DECEMBRE 2013 J AI OUVERT MON RESTAURANT MON MARI A QUITTER SON BOULOT POUR ETRE MON SERVEUR DES LE DEPART RIEN A ROULER COMME ON VOULAIS ON SES BATTU LONGTEMPS POUR QUE CA MARCHE MES RIEN N Y A FAIS MALGRE TOUS ON A DECIDER DE FAIRE UN BEBE LINA EST NEE EN MARS 2016 ENCEINTE J AI ETE VOIRE UNE ASSISTANTE SOCIAL CAR ON ALLER SE FAIRE EXPULSER DE L APPARTEMENT OU ON VIVAIT J AI DONC RECU UN COURRIER ME DISANT QU ELLE ALLER NOUS AIDER ELLE NOUS A ENVOYER PROMENER ME DISANT QU IL FALLAIT TROUVER UN VRAI TRAVAILLE ET ARRETER D ESSAYER DE VIVRE DE MA PASSION LA CUISINE AU TRIBUNAL ELLE N EST MEME PAS VENU LE COUPERER EST TOMBER EXPULTION PLUS DE LOGEMENT SANS CDI POUR NOUS 2 ENCEINTE DE 6 MOIS PERSONNE N A VOULUS NOUS LOUER DE NOUVELLE APPARTEMENT ON A MIS LE RESTO ENLIQUIDATION ON A ETE VOIRE LES HLM QUI NOUS ON DIT QUE SANS REVENU IL N AVAIT RIEN POUR NOUS J AI CLAQUER LA PORTE DU BUREAU EN LUI DISANT QUE J ALLER VIVRE DANS LA RUE AVEC MON BEBE EST MON MARI ON HABITER LORIENT ON EST ALLER VIVRE CHEZ MES PARENTS A BREST PUIS CHEZ MES BEAU PARENT A QUIMPERLE ENFIN CHEZ MON BEAU FRERE A RENNES ON A ESSAYER DE REVOIR UNE AUTRE ASSISTANTE SOCIAL QUI NOUS A FILER UN CHEQUE DE50 EUROS POUR LES COUCHES JE PRECISE QUE LE CHEQUE EST POUR L ANNEE IL Y A 3MOIS MON MARI EST MOI AVONS RETROUVER UN TRAVAILLE ON A MEME REUSSI A CONVAINCRE UNE PROPRIETAIRE NE NOUS LOUER UN JOLIE APPARTEMENTON EMMENAGE DANS 1 MOIS MIRACLE ON CE CROYAIT SORTIE D AFFAIRE MES MON BEAU FRERE A PETER UN PLOMB ET NOUS A JETER DEHORS UN DIMANCHE SOIR DANS UNE VILLE OU ON NE CONNAIT PERSONNE J AI DU APPELER LE 115 QUI MA ENVOYER PROMENER OUI ON LA POISSE MON MARI A REUSSI A CONVAINCRE SON TARER DE FRERE QUI ENTRE PARENTHESE ARRIVE A ETRE JALOUX DE NOUS PARCE QU IL EST SEUL EST NOUS EN COUPLE DE NOUS GARDER ON EMMENAGE LE 5 MAI DEPUIS SEPTEMBRE 2016 JE N AI PAS EU DE CHEZ MOI J AI TELLEMENT HATE D EMMENAGER DE POUVOIR ETRE CHEZ MOI DE NOUVEAU EN TOUS CAS TOUS CA POUR DIRE QUE TANT QU ON A PAS VECU LA SITUATION ON NE PEUT PAS SAVOIR LE MAL QUE CA FAIT DE NE PAS AVOIR DE CHEZ SOIT ET JE SUIS ENCEINTE DE BEBE 2 DEPUIS 1 MOIS MOI QUI ME SUIS TOUJOURS DIT QU IL FALLAIT UN VIT STABLE POUR AVOIR DES ENFANTS MORT DE RIRE BREF DESOLER POUR LE ROMAN BON COURAGE A VOUS J ESPERE QUE CA VA S ARRANGER POUR VOUS AUSSI BRIG

    1. Salut Brig, merci pour ton témoignage. Je suis ravie de savoir que tout ça s’est arrangé 🙂

  4. Je comprends bien. Une amie qui vivaient sur Paris a eu le même souci et disons le je l’ai aide à tricher… Elle a quitter son job sur Paris puis à fait des demandes de logement HLM dans les regions proposant des logements vides immediatement, c’est dès coins pas glamour ( Alençon, Évreux, Beauvais, …) mais accessibles en terme de prix et de logement … Connaissant l’administration, tu dois dire que monsieur t’as mis dehors que vous “allez” divorcer etc…et que tu es enceinte…. Bref tu passeras plus vite sur les listes. Ensuite quand tu as signé tu leur dis que tu t’es rabibocher….c’est moche et de la triche ok mais le jeu en vaut la chandelle. Mais tu dois quitter la ville et te tourner vers les sociétés HLM du type “Bovais habitat”, ville proche Paris par exemple en train… Certains triches beaucoup alors qu’ils vivent confortablement comme le conseiller de Pécresse donc aucun scrupule…

    1. c’est tout de même fou ce qu’on est obligé de faire pour avoir un logement décent 🙁 Pareil, les parents n’ont pas le droit de louer pour leurs enfants (sauf étudiants). Il faut qu’ils disent qu’ils sont en procédure de divorce parce qu’ils n’ont pas le droit d’avoir deux logements principaux !

  5. Une solution tempitempo c’est Soli-bail qui aide les personnes précaires. Ce sont des loyers encadres pour des logements sociaux, les baux sont de 1 an et demi, ca perlpede rebondir et d’avoir un bon dossier pour le logement suivant.
    Bon courage pour cette situation difficile.

    1. Merci Janah pour cette précieuse info !

  6. Bonjour,
    L’honnêteté vous perdra dans cette société ! Pourquoi ne pas tricher? Je n’ai jamais eu de CDI de ma vie mais j’ai toujours trafiqué mes papiers, avec la complicité de ma cousine qui me donnait ses fiches de paie. J’ai déposé des dossiers pour des appartements dans mon budget et je n’ai jamais eu de soucis. Les agences vérifient rarement les références, c’est souvent un comité qui évalue le dossier et qui dit oui ou non.
    Si tu ne te sens pas à l’aise avec cette solution, pourquoi ne pas chercher une colocation entre parents? C’est assez courant de nos jours et en plus c’est tjs un avantage d’être au contact d’autres parents.
    J’espère que bébé se porte bien et vous souhaite plein de belles choses 🙂

    Anais

    1. Ah Anais, c’est tellement vrai tout ça ! On est déjà tombé sur une propriétaire inspectrice des impôts qui a épluché le dossier en mettant tout en doute ! Ça passe l’envie d’essayer ^^ (bien entendu, nous n’avons pas eu l’appartement)

  7. Ton article est touchant. Accroche toi, tant que possible, je suis sûre que vous finirez par trouver un appartement plus grand qui vous ouvrira les bras. Sinon, vu que je suis de Belgique, à Bruxelles, tu peux trouver un deux chambres pour le prix d’un studio à Paris…. Et c’est plus calme tout en restant vivant. Et à 20 minutes de Bruxelles, pour le même prix, t’as même une maison. Peut-être qu’une amélioration de qualité de vie peut passer par un changement de vie drastique. J’en suis là dans mes interrogations, personnellement, du coup c’est pour ça que je me permets d’écrire ça. Courage en tout cas!

    1. Bonjour Deborah, eh bien nous y avons pensé, à partir ! Mais le nouveau travail d’Halldad le colle à la région. Donc ce ne sera pas pour tout de suite. Mais nul ne sait de quoi l’avenir sera fait 😉

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